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mercredi 3 mars 2010

La France et l'Ouganda.

Trois jours et des paquerettes aprés le passage de la terrible tempète Xynthia sur l'Europe et donc la France, les médias nous font psychoter à coup de gros chiffres et d'images "chocs" sur les dégats causés par cette satanée dépression.

En effet Xynthia fût une tempète d'une violence extrème dont la portée s'est fait ressentir dans toute l'Europe, elle est à comparer aux deux tempètes devastatrices de Décembre 1999 en termes de dégats matériels et de pertes humaines. A ce sujet le bilan humain est de 53 morts et 6 disparus ( un corps a été découvert aujourd'hui dans la matinée en Vendée) tandis que le bilan économique va faire souffrir les assurances avec un coût estimé à un milliard d'euros. Ce sont les départements de la Charente-Maritime et la Vendée qui furent les plus touchés.

Nicolas Sarkozy a fait part de son désarroi à propos de cette catastrophe naturelle et a débloqué un fond de trois millions d'euros en aide aux sinistrés et aux assurances. Il a aussi annoncé un "plan digues" au vu des rupture de plusieurs digues des bords de l'atlantique qui ont causées des inondations et des victimes en nombre important ( 33 mort en Vendée).

Et pendant que l'on pleure nos victimes, on oublie les autres victimes du Monde, comme celles en Ouganda par exemple où un glissement de terrain a provoqué des coulées de boues dévastant trois villages et faisant 92 morts au passage. La couverture médiatique est beaucoup plus moindre, comme d'habitude. Et ne venez pas me parler de la proximité géographique de nos victimes françaises pour justifier un tel état de fait. Le ministre de la prévention des catastrophes(sic) Musa Ecweru a affirmé et une telle phrase est terrible :"Le gouvernement fait tout son possible pour porter secours à ceux qui sont encore en vie", un brin de fatalisme ressort de là.

En bref notre fin d'hiver aura été des plus joyeuses avec le drâme Haitien, et ces deux catastrophes naturelles, mais il est intéressant de voir comment les médias réagissent à de tels tragédies, avec Haiti on a assisté à un véritable spectacle masturbatoire en voyant dans nos postes TV des médecins occidentaux portés secours aux victimes, ainsi que les multiples opérations caritatives, cela nous a fait du bien à la conscience (sic) puis se joue à Haiti une conquète post-colonial avec ces multiples intérets économiques et stratégiques, et voilà que nous aussi nous nous prenons une gifle de la part de la Nature, alors là aussi déployage du même cinéma pleurnichant, par contre pour l'Ouganda niet! On oublie trop occupés à nous soigner la conscience. (Soupir)

3 commentaires:

  1. je suis bien d'accord avec toi, la couverture médiatique est inégale...
    mais la raison est simple, l'information se "pipolise"
    explication : on constate la même chose concernant les hommes politiques, les personnalités, etc
    en fait les médias ont fait de l'information un business, comme tous les business, celui-ci doit être rentable, donc plaire à un maximum de personnes, donc les évènements couverts par les médias sont ceux susceptibles de toucher le plus le coeur du public visé, dans un but d'audience maximale
    au détriment de l'objectivité journalistique...
    cependant il est humain de se préoccupper plus des évenements arrivés près de chez nous ou encore de ceux dont la portée est immense, ou grave... tu vois?
    à méditer
    kiss

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  2. pour moi l'humanité est sans frontières, proche ou bien à l'autre bout du monde peu importe. Je trouve même plus humain de parler de gens qui souffrent quotiennement et dont tout le monde se fout, que ce soit du sans abris de nos rues ou des gens crevant de fins autre part dans le monde.

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  3. oui okay. Mais les évenements de l'actu qui nous touchent le plus sont ceux qui nous effraient le plus.. donc je reviens à ce que je disai précédemment et m'y accroche ; je m'explique: un malheur arrivé près de chez nous (du bas de la rue aux frontières des pays fondateurs de l'UE (dits les plus riches et proches de "nous") nous touche généralement plus qu'un fait isolé ou noyé entre autres infos, se passant à l'autre bout du monde, dans un pays vraiment différent du notre etc.. ; c'est cette info qui nous émeut, ou bien celle dont la portée est cataclismique, celle qui frappe par le dommage qu'elle cause etc...
    on pourrait même relier cela à ton "relativisme chéri" (ironie) : "ceux-là sont constamment en guerre, une de plus une de moins.." ou bien "ho ben en afrique il ont faim, il avaient faim et ils auront toujours faim.." et blablabla...
    même si il est vrai qu'on ne peut pas plaindre tous les miséreux et qu'il n'y a pas de critères de comparaison de la souffrance... mais je m'égare, on ne parle plus de la couverture médiatique.
    sur ce bonne nuit!

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